<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><article article-type="normal" xml:lang="fr">
   <front>
      <journal-meta>
         <journal-id journal-id-type="publisher-id">PALEVO</journal-id>
         <issn>1631-0683</issn>
         <publisher>
            <publisher-name>Elsevier</publisher-name>
         </publisher>
      </journal-meta>
      <article-meta>
         <article-id pub-id-type="pii">S1631-0683(05)00139-9</article-id>
         <article-id pub-id-type="doi">10.1016/j.crpv.2005.10.015</article-id>
         <article-categories>
            <subj-group subj-group-type="type">
               <subject>Research article</subject>
            </subj-group>
            <subj-group subj-group-type="heading">
               <subject>Paléontologie humaine et préhistoire / Human palaeontology and prehistory</subject>
            </subj-group>
            <series-title>Les premiers peuples pasteurs et agriculteurs/The first pastoral and agricultural populations</series-title>
         </article-categories>
         <title-group>
            <article-title>L'aridification du Sahara : quel rôle dans l'éclosion de la civilisation égyptienne ?</article-title>
         </title-group>
         <contrib-group content-type="editors">
            <contrib contrib-type="editor">
               <name>
                  <surname>de Lumley</surname>
                  <given-names>H.</given-names>
               </name>
               <email/>
            </contrib>
            <contrib contrib-type="editor">
               <name>
                  <surname>Midant-Reynes</surname>
                  <given-names>B.</given-names>
               </name>
               <email/>
            </contrib>
         </contrib-group>
         <contrib-group content-type="authors">
            <contrib contrib-type="author">
               <name>
                  <surname>Midant-Reynes</surname>
                  <given-names>Béatrix</given-names>
               </name>
               <email>bmidantreynes@yahoo.fr</email>
            </contrib>
            <aff-alternatives>
               <aff> Centre d'anthropologie (CNRS–EHESS), 39, allées Jules-Guesde, 31000 Toulouse</aff>
            </aff-alternatives>
         </contrib-group>
         <pub-date-not-available/>
         <volume>5</volume>
         <issue seq="1">1-2</issue>
         <issue-id pub-id-type="pii">S1631-0683(06)X0028-3</issue-id>
         <issue-title>CLIMATS-CULTURES-SOCIETES aux temps préhistoriques, de l'apparition des Hominidés jusqu'au Néolothique</issue-title>
         <issue-title xml:lang="en">CLIMATES-CULTURES-SOCIETIES during Prehistoric times, since Hominid advent up to the Neolithic</issue-title>
         <fpage seq="0" content-type="normal">405</fpage>
         <lpage content-type="normal">408</lpage>
         <history>
            <date date-type="received" iso-8601-date="2005-01-24"/>
            <date date-type="accepted" iso-8601-date="2005-10-28"/>
         </history>
         <permissions>
            <copyright-statement>© 2006 Published by Elsevier Masson SAS.</copyright-statement>
            <copyright-year>2006</copyright-year>
         </permissions>
         <self-uri xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" content-type="application/pdf" xlink:href="main.pdf">
                        Full (PDF)
                    </self-uri>
         <abstract abstract-type="author">
            <p>La présence de l'homme au Sahara oriental, territoire immense aujourd'hui désertique, avait été rendue possible grâce aux conditions climatiques favorables qui prévalaient entre 10000 et 8000 BP (soit environ 10000 et 7500 cal BC), puis de 7000 BP (6000/5900 cal BC) jusqu'aux débuts de l'aridification définitive, vers 4500 BP (3300 cal BC environ). Les allées et venues entre Sahara et vallée du Nil avaient été décelées dès les années 1960, notamment à travers l'étude des gravures rupestres (travaux de J. Leclant et P. Huard). La question de l'origine de la civilisation égyptienne était alors posée dans des termes nouveaux, faisant intervenir les possibles influences de populations installées dans le désert occidental. Les recherches intensives menées durant ces vingt dernières années par les équipes américaines et allemandes (F. Wendorf, F. Hassan, R. Kuper, S. Kröpelin), privilégiant l'approche paléo-environnementale sur de très vastes territoires, ont apporté sur ces questions des données nouvelles déterminantes. La présence précoce de groupes humains aux marges occidentales de l'Égypte, groupes ayant peut-être pratiqué l'élevage et une proto-agriculture, et leur nécessaire repli vers des zones écologiquement favorisées à la fin de l'Humide néolithique, durant le V<sup>e</sup> millénaire avant notre ère, apportent un éclairage nouveau sur l'épanouissement des premières cultures néolithiques et prédynastiques de la vallée du Nil. Tandis que les premières espèces domestiquées attestées, dans le courant du V<sup>e</sup> millénaire, dans la vallée du Nil et au Fayoum sont clairement d'origine orientale (mouton, chèvres, porcs, blé et orge), la question des relations entre l'aire saharienne et nilotique reste posée pour les époques antérieures, ainsi que l'impact réel joué par l'aridification du Sahara dans l'éclosion de la civilisation égyptienne. .</p>
         </abstract>
         <trans-abstract abstract-type="author" xml:lang="en">
            <p>
               <bold>The increasing aridity of the Sahara: what was its role in the birth of Egyptian civilization?</bold> The presence of man in the Western Sahara, a vast territory which is a desert today, was made possible thanks to the favourable climatic conditions between 10000 and 8000 BP (about 10000 and 7500 cal BC) then from 7000 BP (6000/5900 cal BC) until the beginning of its permanent aridity at around 4500 BP (about 3300 cal BC). The coming and going between the Sahara and the Nile Valley was discovered as far back as the 1960s owing to studies of rock carvings (by J. Leclant and P. Huard). Thereafter the question of the origin of Egyptian civilization appeared in a completely new light with the possible influence of populations located in the western desert. Extensive research concerning large territories has been carried out for the past twenty years by American and German teams (F. Wendorf, F. Hassan, R. Kuper, S. Kröpelin) with a palaeo-environmental approach and has uncovered decisive new data. The early presence at the western limits of Egypt of human groups who may have raised livestock and practised an early form of agriculture, as well as their withdrawal to more ecologically favourable areas at the end of the humid Neolithic period during the 5<sup>th</sup> millennium before our era, cast a new light on the development of the first Neolithic and Predynastic cultures of the Nile Valley. During the 5<sup>th</sup> millennium, while the first known domesticated species in the Nile Valley and Faiyum are clearly of eastern origin (sheep, goats, pigs, wheat and barley), the question of exchanges between the Saharan and Nile areas remains concerning earlier periods as well as the real impact of the increasing aridity on the Sahara in the birth of Egyptian civilization. .</p>
         </trans-abstract>
         <kwd-group>
            <unstructured-kwd-group>Sahara, Climat, Aridification, Civilisation égyptienne, Égypte prédynastique</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
         <kwd-group xml:lang="en">
            <unstructured-kwd-group>Sahara, Climate, Aridification, Egyptian civilization, Predynastic Egypt</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
         <custom-meta-group>
            <custom-meta>
               <meta-name>miscellaneous</meta-name>
               <meta-value>Rédigé à l'invitation du Comité éditorial</meta-value>
            </custom-meta>
         </custom-meta-group>
      </article-meta>
   </front>
   <body>
      <p>S'il est un lieu et une période où les interactions entre l'homme et l'environnement ont joué un rôle-clé dans l'histoire des communautés humaines, c'est bien le Sahara holocène, territoire immense, aujourd'hui désertique. Dès les premières années du XX<sup>e</sup> siècle, sur la base des travaux des géomorphologues et consécutivement à la découverte des très nombreuses gravures rupestres, on avait pris conscience de l'énorme potentiel que représentait, en termes d'occupation humaine, cet immense territoire traversé, sur son flanc est, par la vallée du Nil. Dès le début des années 1960, c'est sur le fait rupestre que s'appuient J. Leclant et le général P. Huard pour évoquer des allées et venues entre Nil et Sahara et l'existence d'un « fonds culturel » commun aux deux grandes régions <xref rid="bib8" ref-type="bibr">[8]</xref>. Mais c'est à la fin de ces mêmes années 1960, que les recherches prennent un réel élan, bénéficiant, entre autres, d'avancées technologiques notoires et tout particulièrement les datations au carbone 14.</p>
      <p>On était alors en mesure d'apporter des éléments de réponse aux questions des grandes modifications climatiques ayant prévalu au cours de l'Holocène dans cette région du globe et de s'interroger sur les réponses données par les groupes humains impliqués dans cette écozone fragile. Il est clair que, pour les historiens et surtout les préhistoriens de la vallée du Nil, c'est la question même de l'origine de la civilisation égyptienne qui pouvait être posée en des termes nouveaux. Les premiers résultats de grande envergure émanent des recherches américaines de la Combined Prehistoric Expedition dirigée par F. Wendorf <xref rid="bib15" ref-type="bibr">[15]</xref> qui intéressent la région de Nabta-Playa, Bir Sahara, Bir Terfawi, à un peu plus d'une centaine de kilomètres à l'est d'Abou Simbel, ainsi que les oasis de Dakhla et de Kharga. S'y ajoutent les travaux de B. Barich <xref rid="bib2" ref-type="bibr">[2]</xref> et de F. Hassan dans les oasis de Baharia et Farafra, entre autres <xref rid="bib6" ref-type="bibr">[6]</xref>. Depuis une vingtaine d'années, les travaux de l'équipe allemande de Cologne, dirigée par R. Kuper, ont investi des secteurs jusqu'alors peu prospectés du désert occidental d'Égypte, depuis la ligne des oasis jusqu'à la frontière libyenne <xref rid="bib9" ref-type="bibr">[9]</xref> and <xref rid="bib10" ref-type="bibr">[10]</xref>. Les recherches ont également été amorcées dans le désert oriental et, depuis une dizaine d'années environ, les premiers résultats commencent à être plus largement diffusés <xref rid="bib4" ref-type="bibr">[4]</xref>, <xref rid="bib12" ref-type="bibr">[12]</xref> and <xref rid="bib13" ref-type="bibr">[13]</xref>. Il se dégage de cette période d'intensification des recherches un tableau actualisé de cette alternance de phases, ou plutôt de pulsations humides et sèches qu'a connu le Sahara oriental depuis le début des temps holocènes jusqu'aux débuts de son aridification définitive, vers 5000/4500 BP (environ 3900–3600 cal BC).</p>
      <p>Les grandes lignes de ces résultats majeurs seront exposées par les chercheurs eux-mêmes dans ce volume.</p>
      <p>C'est pourquoi j'ai choisi de ne souligner ici que les points principaux qui, pour tous ceux qui s'intéressent aux premières cultures néolithiques et prédynastiques d'Égypte, apportent des données fondamentalement nouvelles : c'est la présence, aux marges occidentales de l'Égypte, de groupes humains ayant peut-être pratiqué, dès le IX<sup>e</sup> millénaire avant notre ère, l'élevage du bœuf <xref rid="bib5" ref-type="bibr">[5]</xref> et une proto-agriculture basée sur le sorgho <xref rid="bib14" ref-type="bibr">[14]</xref>. La connaissance de la céramique s'y trouve attestée par de rares tessons, une céramique, dont J.-P. Roset a démontré la présence au IX<sup>e</sup> millénaire au Sahara central.</p>
      <p>Quel fut alors l'impact réel du nécessaire repli de ces populations vers les zones écologiquement favorisées – les oasis et la vallée du Nil – à la fin de l'Humide néolithique, durant le V<sup>e</sup> millénaire avant notre ère ?</p>
      <p>Il demeure difficile d'évaluer les contacts, les échanges qui n'ont sans doute pas manqué d'exister entre ces populations pastorales du Sahara et les groupes installés dans la vallée du Nil. Mais, de ce côté, nous manquons cruellement de données. Rares sont les sites attestés pour cette époque dans la vallée du Nil. Elkab en haute Égypte et les Qarouniens du Fayoum, entre 7300 et 6500 cal BC<xref rid="fn1" ref-type="fn">
            <sup>1</sup>
         </xref>, sont des chasseurs-cueilleurs-pêcheurs épipaléolithiques, qui ne reflètent en rien ce qui se passe en parallèle dans les déserts. Cela peut sembler paradoxal, mais on connaît bien mieux à présent les événements sahariens, documentés par des centaines de sites et de datations au carbone 14. En comparaison, la vallée du Nil <fn id="fn1" symbol="1">
            <label>1</label>
            <p>Pour la chronologie de la préhistoire égyptienne, on se reportera à S. Hendrickx <xref rid="bib7" ref-type="bibr">[7]</xref> et B. Midant-Reynes et P. Sabatier <xref rid="bib11" ref-type="bibr">[11]</xref>.</p>
         </fn>est d'une désolante pauvreté, et ceci, pour des raisons essentiellement liées au comportement du fleuve qui, alternativement, a exhaussé et creusé sa vallée – ces processus s'effectuant au sein de phénomènes géologiques plus complexes – entraînant la disparition des sites de cette époque (début et milieu de l'Holocène), érodés ou ensevelis.</p>
      <p>Dans le courant du V<sup>e</sup> millénaire avant notre ère, tandis que le désert se dépeuple, les premières espèces domestiquées attestées dans la vallée du Nil et au Fayoum sont clairement d'origine orientale (mouton, chèvres, porcs, blé et orge). Cependant, la question des relations entre l'aire saharienne et nilotique reste posée pour les époques antérieures.</p>
      <p>Dans des écosystèmes fragiles, les communautés sont amenées à s'organiser, à développer leur capacité à sélectionner les meilleures graines, les meilleurs animaux, à creuser et à s'organiser autour de puits collectifs, ce qui implique un système de distribution de l'eau, une recherche et un partage des meilleures aires de pâture. C'est à ce moment que l'articulation s'opère entre les structures sociales mises en place et le mode ou les modes de production. Ces processus de construction sociale dépassent rapidement le cadre strictement économique, pour s'ouvrir sur celui, plus large, des représentations symboliques. Le vaste ensemble cognitif que constitue l'art rupestre, malgré les difficultés inhérentes à son étude (en particulier sa chronologie et sa variété), représente néanmoins l'éclatant témoignage d'un univers rituel et symbolique, sous-tendu par les structures communes de populations vivant dans un même environnement.</p>
      <p>S'il reste en partie spéculatif, il n'en demeure pas moins difficile de nier le rôle joué par les modifications drastiques de l'environnement sur l'éclosion des cultures qui se sont élaborées dans la vallée du Nil à partir du V<sup>e</sup> millénaire. Elles constituent une synthèse originale de celles qui se sont développées au cours des millénaires précédents dans les régions périphériques. Si, d'un point de vue général, on dispose à présent d'assez d'éléments pour attester que les « cultures du désert », à l'interface des courants épipaléolithiques méditerranéens et des cultures du Soudan, ont apporté à la civilisation égyptienne un fonds culturel jusqu'alors insoupçonné, c'est aussi sans doute en termes de « pression démographique » qu'il faut considérer l'interaction entre le climat et l'émergence des sociétés complexes. L'augmentation progressive de la population dans la vallée du Nil, à partir de 5000 avant notre ère, a suscité des formes nouvelles d'organisation sociale. Une population nombreuse est en effet un pré-requis, une condition nécessaire mais pas suffisante, pour accéder à la complexité sociale. Dans une vallée devenue plus étroite par l'aridification des déserts<xref rid="fn2" ref-type="fn">
            <sup>2</sup>
         </xref>
         <fn id="fn2" symbol="2">
            <label>2</label>
            <p>Nous n'adhérons pas ici à la théorie « mécaniste » de R.-L. Carneiro <xref rid="bib3" ref-type="bibr">[3]</xref>, adaptée à l'Égypte <xref rid="bib1" ref-type="bibr">[1]</xref>, théorie selon laquelle une forte densité de population sur un espace limité aurait entraîné un recours à la force et donné lieu à la naissance de l'État. Les phénomènes impliqués sont plus complexes.</p>
         </fn>, ces processus vont alors s'enchaîner avec rapidité et procéderont d'un autre ordre de chose, du domaine du social, de l'économique et du symbolique. Mais ceci est une autre histoire.</p>
   </body>
   <back>
      <ref-list>
         <ref id="bib1">
            <label>[1]</label>
            <element-citation publication-type="article">
               <name>
                  <surname>Bard</surname>
                  <given-names>K.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Carneiro</surname>
                  <given-names>R.L.</given-names>
               </name>
               <collab>Pattern of Predynastic Settlement Location</collab>
               <article-title>Social Evolution and the Circumscription Theory</article-title>
               <source>Cripel</source>
               <volume>11</volume>
               <year>1989</year>
               <page-range>15–23</page-range>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib2">
            <label>[2]</label>
            <element-citation publication-type="article">
               <name>
                  <surname>Barich</surname>
                  <given-names>B.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Lucarini</surname>
                  <given-names>G.</given-names>
               </name>
               <article-title>Archaeology of Farafra Oasis (Western Desert, Egypt). A Survey of the most recent Research</article-title>
               <source>ArcheoNil</source>
               <volume>12</volume>
               <year>2002</year>
               <page-range>101–108</page-range>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib3">
            <label>[3]</label>
            <element-citation publication-type="article">
               <name>
                  <surname>Carneiro</surname>
                  <given-names>R.L.</given-names>
               </name>
               <article-title>A Theory of the Origin of the State</article-title>
               <source>Science</source>
               <year>1970</year>
               <page-range>733–738</page-range>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib4">
            <label>[4]</label>
            <element-citation publication-type="book">
               <name>
                  <surname>Friedman</surname>
                  <given-names>R.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Hobbs</surname>
                  <given-names>J.</given-names>
               </name>
               <source>A ‘Tasian’ Tomb in Egypt’s eastern Desert</source>
               <name>
                  <surname>Friedman</surname>
                  <given-names>R.</given-names>
               </name>
               <article-title>Egypt and Nubia, Gift of the Desert</article-title>
               <year>2002</year>
               <publisher-name>British Museum Press</publisher-name>
               <publisher-loc>London</publisher-loc>
               <page-range>178–191</page-range>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib5">
            <label>[5]</label>
            <mixed-citation>A. Gautier, The Early to Late Neolithic Archeofaunas from Nabta and Bir Kiseiba, in: F. Wendorf and R. Schild, Holocene Settlement of the Egyptian Sahara, Vol., 1 : The Archaeology of Nabta Playa, New York, 2001 (pp. 609–635).</mixed-citation>
         </ref>
         <ref id="bib6">
            <label>[6]</label>
            <element-citation publication-type="article">
               <name>
                  <surname>Hassan</surname>
                  <given-names>F.A.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Barich</surname>
                  <given-names>B.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Mahmoud</surname>
                  <given-names>M.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Hemdan</surname>
                  <given-names>M.A.</given-names>
               </name>
               <article-title>Holocene Playa Deposit of Farafra Oasis, Egypt and their Palaeoclimatic and Geoarchaeological Significance</article-title>
               <source>Geoarchaeology</source>
               <volume>16</volume>
               <year>2001</year>
               <page-range>29–45</page-range>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib7">
            <label>[7]</label>
            <element-citation publication-type="article">
               <name>
                  <surname>Hendrickx</surname>
                  <given-names>S.</given-names>
               </name>
               <article-title>La chronologie de la préhistoire tardive et les débuts de l’histoire en Égypte</article-title>
               <source>Archeo-Nil</source>
               <volume>9</volume>
               <year>1999</year>
               <page-range>13–81</page-range>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib8">
            <label>[8]</label>
            <element-citation publication-type="book">
               <name>
                  <surname>Huard</surname>
                  <given-names>P.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Leclant</surname>
                  <given-names>J.</given-names>
               </name>
               <source>La culture des chasseurs du Nil et du Sahara, 2 vols</source>
               <year>1980</year>
               <publisher-name>Mém. CRAPE 29</publisher-name>
               <publisher-loc>Alger</publisher-loc>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib9">
            <label>[9]</label>
            <element-citation publication-type="book">
               <source>Jennerstrasse 8, Tides of the Desert. Contributions to the Archaeology and Environmental History of Africa in Honour of Rudolph Kuper</source>
               <year>2002</year>
               <publisher-name>Afr. Praehist.</publisher-name>
               <publisher-loc>Cologne, Allemagne</publisher-loc>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib10">
            <label>[10]</label>
            <element-citation publication-type="book">
               <name>
                  <surname>Kuper</surname>
                  <given-names>R.</given-names>
               </name>
               <source>Routes and Roots in Egypt’s Western Desert: The Early Holocene Resettlement of the Eastern Sahara</source>
               <name>
                  <surname>Friedman</surname>
                  <given-names>R.</given-names>
               </name>
               <article-title>Egypt and Nubia, Gift of the Desert</article-title>
               <year>2002</year>
               <publisher-name>British Museum Press</publisher-name>
               <publisher-loc>London</publisher-loc>
               <page-range>1–12</page-range>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib11">
            <label>[11]</label>
            <element-citation publication-type="article">
               <name>
                  <surname>Midant-Reynes</surname>
                  <given-names>B.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Sabatier</surname>
                  <given-names>P.</given-names>
               </name>
               <article-title>Préhistoire et radiocarbone</article-title>
               <source>Archeo-Nil</source>
               <volume>9</volume>
               <year>1999</year>
               <page-range>83–98</page-range>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib12">
            <label>[12]</label>
            <element-citation publication-type="article">
               <name>
                  <surname>Vermeersch</surname>
                  <given-names>P.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Van Peer</surname>
                  <given-names>P.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Moeyersons</surname>
                  <given-names>J.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Van Neer</surname>
                  <given-names>W.</given-names>
               </name>
               <article-title>Sodmein Cave Site (Red Sea Mountains, Egypt)</article-title>
               <source>Sahara</source>
               <volume>6</volume>
               <year>1994</year>
               <page-range>31–40</page-range>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib13">
            <label>[13]</label>
            <element-citation publication-type="article">
               <name>
                  <surname>Vermeersch</surname>
                  <given-names>P.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Van Peer</surname>
                  <given-names>P.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Moeyersons</surname>
                  <given-names>J.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Van Neer</surname>
                  <given-names>W.</given-names>
               </name>
               <article-title>The Tree Shelter., A Holocene Site in the Red Sea Mountains</article-title>
               <source>Archeo-Nil</source>
               <volume>12</volume>
               <year>2002</year>
               <page-range>123–137</page-range>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib14">
            <label>[14]</label>
            <element-citation publication-type="book">
               <name>
                  <surname>Wasylikowa</surname>
                  <given-names>K.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Barakat</surname>
                  <given-names>H.N.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Boulos</surname>
                  <given-names>L.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Butler</surname>
                  <given-names>A.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Dahlberg</surname>
                  <given-names>J.A.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Hather</surname>
                  <given-names>J.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Mitka</surname>
                  <given-names>J.</given-names>
               </name>
               <source>Site E-75–6: Vegetation and Subsistence of the Early Neolithic at Nabta Playa, Egypt, Reconstructed from Charred Plant Remains</source>
               <name>
                  <surname>Wendorf</surname>
                  <given-names>F.</given-names>
               </name>
               <name>
                  <surname>Schild</surname>
                  <given-names>R.</given-names>
               </name>
               <article-title>Holocene Settlement of the Egyptian Sahara</article-title>
               <year>2001</year>
               <publisher-name>Vol. 1 : The Archaeology of Nabta Playa</publisher-name>
               <publisher-loc>New York</publisher-loc>
               <page-range>544–591</page-range>
               <comment>(with contributions by)</comment>
            </element-citation>
         </ref>
         <ref id="bib15">
            <label>[15]</label>
            <mixed-citation>F. Wendorf and R. Schild, in: Holocene Settlement of the Egyptian Sahara, Vol. 1 : The Archaeology of Nabta Playa, New York, 2001, pp. 609–635.</mixed-citation>
         </ref>
      </ref-list>
   </back>
</article>